Venez avec nous en Iran

  • Qamsar, l’oasis des roses

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Les Iraniens figurent parmi les premiers peuples à avoir découvert les vertus nutritives et médicales de la rose. Sa couleur et son parfum calme le stress et ses pétales roses tirant sur le rouge ont toujours décoré les maisons iraniennes. Que ce soit dans la parfumerie, où depuis toujours son essence donne forme aux géniales idées des maîtres de l’odorat, à la gastronomie où, séchée ou sous forme d’essence, elle sert d’aromate, cette fleur, reine incontestable et incontestée de ses semblables, est depuis des siècles la préférée des habitants et des cultivateurs de Qamsar, à Kâshân, et nulle autre délicate plante ne s’est autant vu octroyée le rôle de la muse auprès des poètes. Ceci peut-être parce que la rosa damascena est depuis la nuit des temps, parfaitement à l’aise dans les conditions pourtant extrêmes de cet oasis qu’est Kâshân. On ne connaît guère la terre d’origine de cette rose, la plus appréciée des parfumeurs, et les spéculations vont bon train mais il se pourrait qu’elle soit iranienne, puisque c’est de l’Iran qu’elle fut emmenée ailleurs, notamment en Bulgarie, où elle s’adapta et est aujourd’hui cultivée à grande échelle pour son essence. Aujourd’hui, la Bulgarie est le plus grand producteur de l’eau de rose, essence obtenue des roses de Damas cultivées dans la région de Kazanlak, ou “vallée des roses”, où au XVIIe siècle, un gouverneur turc planta pour la première fois cette fleur, qu’il avait emportée avec lui d’un voyage à Kâshân, en Perse. C’est également de Perse que Robert de Brie, un croisé français, emporta quelques boutures de roses en France, en 1234. Ces roses furent d’abord plantées à Provins dont elles prirent le nom pour devenir la rose de provins ou rosa gallica.

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A ce sujet, on peut faire allusion au Canon du grand savant iranien Avicenne, ouvrage de médecine, rédigé il y a un milliers d’années – et enseigné jusqu’au début du XIXe siècle dans les facultés de médecine européennes-, qui mentionne, dans des contextes différents, les vertus curatives de la rose. Aujourd’hui, la rose est toujours cultivée en Iran pour extraire son essence. D’ailleurs, cette culture connaît un regain, du fait de l’industrialisation et de la modernisation des moyens de distillation. La capitale des roses est depuis toujours Qamsar, ville de la région de Kâshân. C’est l’adaptation de cette rose qui a conduit à la plantation de nombreuses et vastes roseraies qui ont à leur tour permis le développement d’une culture et d’un art de la distillation transmis de génération en génération, tel un secret bien gardé, fait de traditions ancestrales. Aujourd’hui, l’obtention de l’eau et de l’essence de rose s’industrialise peu à peu, se “déshumanise” et perd lentement sa valeur poétique. Malgré cela, chaque mois de mai, les cultivateurs lancent la récolte au son de musiques et de prières traditionnelles et la récolte et la distillation de la rose est aujourd’hui plus que jamais une cérémonie qui attire chaque année des milliers de visiteurs.

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A ce sujet, il est intéressant de prendre en compte les méthodes et les outils de travail traditionnels utilisés dans les ateliers de Kâshân, les alambics de cuivre, les ruisseaux et voies d’eau souterraines nécessaires au refroidissement du résidu, etc. qui donnent une magie inoubliable à cette récolte et transforment la distillation en une alchimie mystérieuse. Poésie mise à part, c’est à Qamsar que la distillation et l’obtention de l’essence et de l’eau de rose devient “industriel” ou plutôt commercial, c’est-à-dire que sa production prit une ampleur inédite jusqu’alors et devint quasiment un produit d’exportation car avant cette révolution, les essences florales n’étaient produites en Iran qu’à très petites doses, en tant que médicaments. On peut citer à titre de preuve le Récit de voyage de Chardin en Perse et dans d’autres pays de l’Orient vers la fin du XVIIe siècle, sous le règne des Safavides. Dans un chapitre de son ouvrage, Chardin relate son passage à Qamsar et décrit en détail l’industrie et le commerce des essences et eaux florales en Iran. Il précise que ces eaux et essences sont exportées dans toute l’Asie. Vu les difficultés de voyage, l’absence des voies de communication adéquates et des moyens de transport, il est facile d’imaginer l’importance de cette industrie en Iran, puisque malgré tous les problèms et difficultés, la production était suffisamment importante pour être exportée. Autre preuve de cette importance, la Grande Encyclopédie de Dehkhoda qui précise dans son article “Qamsar” que le plus important produit de la région est la rose et que chacun des quelque 70 ateliers de cette ville en utilise une demi-tonne par jour.

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Quoiqu’il en soit, cette industrie, bien qu’encore artisanale et très peu industrialisée, a permis dans une certaine mesure l’essor économique de la région. De plus, les ateliers d’extraction de l’eau de rose aident à la création d’emplois liés à la diversification des produits dérivés de la rose.

 

  • Meybod, la ville des potiers

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A une cinquantaine de kilomètres de nord-ouest de Yazd, vous pouvez faire escale à la ville des potiers : Meybod. Une ville dont l’histoire côtoie celle de Yazd. Meybod, dans la province de Yazd, la province du kanât, riche d’un patrimoine historico-culturel unique, et ses nombreux sites touristiques, offre une image parfaite de la vie dans le désert central. Située au centre du plateau iranien, dans une plaine aride de 100 km, s’étendant des versants de Shirkouh jusqu’au désert de Siâh-kouh, la ville de Meybod, peuplée par près de 70 000 habitants, se trouve sur l’ancienne route de Rey-Kermân (une route secondaire de la Route de la Soie). Meybod côtoie aujourd’hui la voie ferrée Téhéran-Kermân et l’autoroute Téhéran-Bandar Abbâs.

D’après les légendes, Meybod est fondé par Kiomarth, le premier roi iranien selon la mythologie persane. Nous savons qu’à l’époque mède, cet endroit était déjà peuplé et civilisé. Historiquement parlant, Meybod est une ville expressivement sassanide. La topographie de Meybod montre que l’ancienne ville se basait sur un plan cruciforme à l’exemple des villes sassanides, dotées de quatre portails s’ouvrant sur les quatre coins du monde. Autre preuve de cette réalité est la découverte d’un nombre considérable de pièces sassanides (datant du règne de Pourân-dokht, l’impératrice sassanide). Ces pièces présentent Meybod comme l’une des rares villes de l’époque ayant droit de monnayage. En ce qui concerne la toponymie de Meybod, certaines hypothèses considèrent ce nom dérivé du titre zoroastrien Mobad. D’autres citent le nom de Meybodar, un des colonels de Yazdgerd Ier, le roi sassanide, comme étant à l’origine de l’étymologie de Meybod. Yazdgerd, fils de Bahrâm-e gour, un grand chasseur d’onagre, est celui qui fonda lui-même la ville de Yazd, nommée en son honneur. L’apogée de Meybod date de l’époque de la dynastie mozaffaride qui dominait sur les provinces centrales de l’Iran au XIVe siècle.

Les Mozaffarides ont fait bâtir ou rénover de nombreux à Meybod, dont l’école Mozaffariyeh de Meybod et la citadelle de Narin. Les nombreux monuments historiques et touristiques racontent ainsi la longue histoire de Meybod.

A suivre…

  • Carnet de voyage : Qeshm,le joyau du golfe Persique

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L ’Iran surprend tout un chacun par la diversité de ses climats. En effet, le nord du pays ou encore le centre, offre une température qui varie entre moins cinq et dix degrés, alors que dans le sud, elle atteint les dix-neuf ou vingt-deux degrés, avec un climat tout à fait printanier. Si on descend plus au sud et vers la mer, on atteint plusieurs îles, dont une en particulier, qui s’est formée au long des siècles et qui est une merveille dans la région. Qeshm se démarque des autres îles du golfe Persique de par sa diversité géographique : la mer, la montagne, la forêt et les plaines. L’île de Qeshm comprend à elle seule, une plage qui s’étend sur 260 kilomètres et dont chaque parcelle est unique en soi.Avec ses 1500 kilomètres carrés, Qeshm a une superficie supérieure à celle de plus de 22 pays. Les derniers recensements affichent 81 096 habitants. Cette île, grâce à sa situation stratégique, dans le détroit d’Ormuz, a toujours attiré la convoitise de différents peuples.Le passé historique de Qeshm, fait état d’une île prospère et active. L’été, il y fait très chaud. Cependant les souffles de vents humides sont rafraîchissants. L’hiver y est très doux, voire printanier.

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Ces particularités climatiques se font sentir dans l’architecture et la tenue vestimentaire typique de la région. La situation géographique de l’île, offre un accès facile aux eaux internationales, au marché intérieur, à celui de l’Asie centrale et des côtes sud du golfe. La présence d’une main d’œuvre active, des ressources en énergie abondantes, comme entre autre le gaz, d’une configuration des côtes, propice à la création de ports de commerce de grande envergure, voilà les atouts de l’île de Qeshm.Les habitants de Qeshm sont très hospitaliers avec un artisanat, des coutumes, des cérémonies de deuil ou de mariage, des fêtes, des cérémonies religieuses et une musique qui valent le détour. Les cérémonies de mariage dans cette île durent dix jours : Du matin au soir on célèbre l’union. Trois nuits avant le départ de la mariée pour la maison de l’élu de son cœur, et sept autres après le mariage. Pendant ces cérémonies nuptiales ou à l’occasion d’autres fêtes, les femmes et les filles se colorent les mains de henné qui, selon les légendes, serait un remède venu du paradis, à la fois pour le corps et pour l’esprit.

  • Qu’est-ce que le Nowrouz ?

L’équinoxe du printemps comme fête : le Nowrouz est la fête traditionnelle iranienne célébrant le nouvel an du calendrier iranien (premier jour du printemps). La fête est célébrée par certaines communautés le 21 mars, et par d’autres le jour de l’équinoxe vernal, qui a lieu le 20, 21 ou 22 mars.Le Nowrouz est célébré depuis au moins 3000 ans (certains mentionnent plus de 15.000 ans) et s’est profondément ancré dans la culture iranienne. Aujourd’hui, la fête de Nowrouz est célébrée dans de nombreux pays qui ont été des territoires ou qui ont été influencés par l’Empire Perse: en dehors de l’Iran, on peut citer l’Irak, l’Afghanistan, des parties du Moyen-Orient aussi bien que dans les ex-républiques soviétiques du Tadjikistan, de l’Ouzbékistan, de l’Azerbaïdjan, du Kazakhstan, et du Kirghizstan. La fête est aussi célébrée par les Parsis en Inde et en Turquie, où elle est appelée Nevruz en Turc et Newroz en Kurde.Le 21 mars, correspondant au Nowrouz, a été reconnu le 23 février 2010, comme la “Journée internationale de la Culture de la Paix” par l’Assemblée générale de l’ONU. Le projet de résolution de la Journée internationale de Nowrouz a été adopté à l’unanimité, reconnaissant cette fête d’origine perse comme une journée internationale.Dans le cadre d’une initiative commune, l’Iran, la République d’Azerbaïdjan, l’Afghanistan, le Tadjikistan, la Turquie, le Turkménistan, le Kazakhstan et le Kirghizstan avaient rédigé conjointement cette résolution. Projet initial de la résolution a été signé, le 23 novembre 2009, au siège de l’ONU, à New York, par les ambassadeurs de ces pays.Ce projet qui s’inscrit totalement dans le cadre des objectifs prônés par la Charte de l’ONU et la Convention internationale de sauvegarde du patrimoine culturel, explique notamment que le Nowrouz symbolise l’unité culturelle et des traditions vieilles de plus de trois millénaires, célébrées par plus de 300 millions de personnes dans le monde, dans une vaste aire géographique allant du Moyen-Orient à l’Asie centrale, en passant par le Caucase, les pays riverains de la Mer noire et les Balkans.Le Nowrouz avait déjà été inscrit le 30 septembre 2009 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO.

Les symboles de Nowrouz :

Les Haft Sîn : La tradition principale de Nowrouz est la mise en place des Haft Sîn – les sept ‘S’, sept objets dont le nom commence par la lettre S ou “sîn” de l’alphabet Persan, qui sont sept objets spécifiques disposés sur une table correspondant aux sept créations et aux sept immortels les protégeant.

Haji Firûz : Le traditionnel porteur des couleurs de Nowrouz est un personnage appelé Haji Pirûz, ou Hadji Firuz. Il symbolise la renaissance du dieu du sacrifice sumérien, Domuzi, qui était tué à la fin de chaque année et renaissait pour le début de l’année nouvelle. Portant du maquillage noir et un costume rouge, Haji Firûz chante et danse dans les rues avec tambourin et trompette en distribuant ses bons vœux pour l’arrivée de la nouvelle année.

Khaneh tekani : La tradition veut qu’on prépare le renouveau de la nature, en nettoyant la maison de fond en comble un mois auparavant. La fête dure 13 jours et commence par la visite aux grands-parents, puis aux autres membres de la famille et enfin aux amis. Le treizième jour (Sizdeh bedar, « au dehors le 13e », il faut aller pique-niquer. Il s’agit de se débarrasser de la malchance en allant pique-niquer à la campagne et en jetant à l’eau les graines germées, sabzeh, qui sont censées avoir récolté toute la malchance et toutes les maladies.

  • Chiraz : la mosquée de Nassir al-Molk

Il s’agit d’une des plus anciennes mosquée de Chiraz, érigée au XIXe siècle par Hassan Ali, surnommé Nassir al-Molk, de la dynastie qajare. Les travaux de construction de cette œuvre signée Mohammad Hossein l’architecte ont duré une douzaine d’années (1876-1898).

  • À la plus précieuse maison du monde : musée Moqaddam

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Au tournant d’une place très fréquentée de la mégapole de Téhéran, la place Hassan Abad, au coin de la rue Cheikh Hadi, vous vous trouvez soudain devant la porte d’une maison. Il suffit d’en franchir le seuil  pour entrer dans un oasis de paix et de sérénité. Les hauts murs de pierre de la maison dressent une barricade impénétrable aux bruits assourdissants des rues avoisinantes. C’est ainsi que vous vous trouvez dans une maison que le grand iranisant américain, le professeur Pop a évoqué, dans un article consacré aux arts iraniens, pour ses précieux mobiliers.

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Le musée Moqaddam de l’Université de Téhéran est la maison somptueuse de l’époque qajare, qui appartenait à Mohammad Taqi Khan Ehtessab ol-molk, qui avait deux fils, Hassan et Mohsen, qu’il envoya en Europe pour poursuivre leurs études. L’aîné Hassan fut décédé prématurément et il reste de lui une pièce de théâtre « Jaafar Khan rentre de l’Europe ». Le cadet – Mohsen, qui avait fait des études en peinture, l’histoire de l’art et l’archéologie,  rentra en 1936 au pays. Il s’installa avec son épouse, Solma, une Française, dans la maison paternelle, l’actuel musée Moqaddam. Amateur et collectionneur d’art, le professeur Moqaddam réunissait avec l’érudition qui le caractérisait les objets d’art et les conservait dans cette maison. En 1972, le feu professeur Moqaddam dédia la maison avec tous les objets et mobiliers précieux qui s’y trouvaient à l’Université de Téhéran. Il est décédé en 1987.

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La maison est aussi dotée d’une tour, appelé le pavillon seigneurial. Un iwan, reposant sur des piliers est juxtaposé à  l’aile nord du pavillon seigneurial. Un petit bassin en marbre, qui appartenait au hammam de Fatali Shah, roi qajar, est installé au milieu de l’iwan ; l’eau du bassin se déverse dans un petit canal qui aboutit à une piscine dans la cour extérieure.A l’extrême ouest de l’aile septentrionale de la maison, il y une serre, ornée des mosaïques anciennes et des bas-reliefs de pierre sur lesquels sont gravés des motifs floraux.

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  • Carnet de voyage : Kandovân, un village troglodyte

Taillé dans les rochers volcaniques du majestueux Mont Sahand, le village de Kandovân est situé à l’est du lac d’Oroumieh et à 50 kilomètres au sud de Tabriz. Il se trouve au sein d’une région volcanique qui couvre une surface de 400 kilomètres de long sur une largeur de 65 kilomètres, s’étendant du lac d’Oroumieh à la ville de Qazvin, située à 150 kilomètres à l’est de Téhéran. On le compare souvent au village turc d’Uçhisar en Cappadoce. Dans les deux cas, les spectaculaires cônes rocheux qui les caractérisent ont été formés par l’érosion du tuf, composé de débris d’éruptions volcaniques.

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Pour le rappel, l’Iran est silloné de plusieurs zones volcaniques plus ou moins en sommeil : la bande volcanique principale de l’Iran s’étend sur 1 900 kilomètres, de la frontière avec la République d’Azerbaïdjan au nord-ouest du pays, jusqu’au Baloutchistan au sud-est. De plus, dans la partie nord-ouest de cette bande volcanique, la lave et les cendres couvrent une étendue de 320 kilomètres allant de Jolfa, située à la frontière de l’Azerbaïdjan, à la mer Caspienne. C’est sur une troisième zone volcanique que se situe le village de Kandovân, avec le Mont Sahand qui culmine à 3 707 mètres. Ce sont les éruptions de ce volcan, vieux d’un million d’années, qui ont formé les cônes de tuf du village de Kandovân. Sa dernière éruption remonterait à 11 000 ans.

Depuis quelques centaines d’années, une population, composée de nos jours de plus de 600 personnes, s’y est installée, aménageant son habitat dans les cavités de cet énorme « gruyère » résultant du feu tellurique du Mont Sahand. Selon les habitants eux-mêmes, leurs ancêtres se seraient réfugiés dans les grottes pour fuir l’armée mongole, au XIIIe siècle de l’ère chrétienne.

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Aujourd’hui, des constructions récentes, s’étendant du pied de la colline à la rivière, abritent la plupart des villageois, remplaçant petit à petit l’habitat troglodytique, dorénavant réservé au bétail ou abandonné aux artistes et artisans qui y exposent leur production à l’intention des touristes. Ces derniers, qui viennent visiter le village en grand nombre, aiment escalader les chemins et les escaliers taillés dans le tuf le long de la pente abrupte de la colline. De là, ils surplombent la rivière qui longe le village, alimentée par des sources dont les eaux sont réputées prévenir les affections rénales. Cette eau abondante ainsi que la terre enrichie par le volcan sont propices à la culture des noisetiers, des noyers et autres arbres fruitiers, présents en abondance dans la vallée.

Signe d’une fréquentation touristique accrue d’année en année, l’élégant Hôtel Lâleh, creusé lui aussi dans les cônes de tuf, a ouvert ses portes en 2007. Son astucieuse installation de chauffage par le sol permet de supporter les rudes températures des saisons fraîches, qui peuvent descendre jusqu’à -27°C en plein hiver. Avant cette date, le visiteur de passage devait se contenter de quelques chambres au confort rustique, louées chez l’habitant.

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  • Ardakân, la perle du désert

Un beau rêve ou peuplé de rêves, quoi qu’il en soit, le désert est un lieu original avec des habitants chaleureux qui lui ressemblent. Le calme absolu de ses nuits, son coucher de soleil rendant le ciel rouge sang et son ciel merveilleusement étoilé lui confèrent une beauté unique.

Ardakân, perle du désert, est une ville connue pour sa culture, son art, ses habitants accueillants et son histoire ; une ville qui garde le souvenir de maints érudits, savants et astronomes, et qui, pour cette même raison, a été surnommée “la petite Grèce” durant des siècles. C’est d’ailleurs sous ce même titre honorifique que Mohammad-Mofid Bâfqi présente Ardakân au travers les pages de son ouvrage consacré à l’histoire de Yazd, Jâmeh Mofidi.

Au sujet de l’origine de l’appellation de cette ville, de nombreuses hypothèses ont été évoquées. Certaines sources prétendent qu’Ardakân est composé de deux mots : « Ard » et « Kân », le premier signifiant l’adjectif « sacré » et le second « une région » ; Ardakân faisant ainsi référence à un “lieu sacré”. Selon Jâmeh Mofidi « ard » signifie « entourage » tandis que « kân » évoque une mine. D’après l’auteur de cet ouvrage, étant donné que cette ville est entourée de mines, on l’a nommée Ardakân, c’est-à-dire “la ville des mines”.

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En outre, dans le lexique zoroastrien, « Ard » évoque le nom d’une divinité dont le rôle est de répandre la justice, la générosité et le bonheur. Selon cette hypothèse, Ardakân désignerait donc le lieu du bonheur et de la justice. Selon une autre croyance, dans la langue pahlavi, « ard » signifiait la colère et le courage, comme le prénom Ardeshir qui signifie “la colère du lion” ou “le lion courageux”. Au XIe ou XIIe siècle, cet endroit a été le lieu de résidence de guerriers zoroastriens. Cependant, il est difficile de savoir laquelle de ces hypothèses est juste.

La région d’Ardakân a longtemps servi de refuge et suite à l’assèchement de la mer Sâveh qui se trouvait à proximité, se présentait sous la forme d’un vaste plateau cultivable. A son âge d’or – XIe et XIIe siècles -, la ville originelle se situait dans un lieu appelé Zardak, à dix kilomètres au nord de l’actuelle Ardakân. Ce lieu est devenu un site touristique : on peut en effet y voir les ruines des murs, ainsi que les fondations des maisons, mosquées, du bazar et de la citadelle.La région d’Ardakân est la plus grande des huit régions constituant la province de Yazd et recouvre 32% de sa surface totale. Cet endroit est bordé par le désert au nord et à l’est, et comprend quelques villages et des terres arables peu étendues à cause du manque d’eau. Dans la ville d’Ardakân, ce qui attire en premier lieu l’attention des visiteurs est la beauté des bâdgîr ou les attrape-vent et des maisons en briques crues- le choix des matériaux de maçonnerie étant étroitement lié au climat de cette région. Dans un second temps, la découverte des grands vergers de pistachiers est fascinante. Enfin, les portails, les réservoirs d’eau, les ruelles étroites et les grandes mosquées font la splendeur de cette ville ancienne du désert.La plus ancienne mosquée de la ville est nommée Zirdeh. Même si la date exacte de sa construction demeure inconnue, d’après les objets retrouvés à cet endroit, elle daterait du XVIe siècle.

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Après Zirdeh, la seconde importante mosquée est la Grande moquée d’Ardakân, qui est très ancienne. On y a retrouvé un zilou, sorte de tapis traditionnel de Yazd, qui date de plus de 400 ans. Ce monument est situé à une plus grande altitude que les autres, et domine ainsi toute la ville. Cette mosquée comporte deux grandes parties : l’une utilisée en hiver et appelée zemestân-khâneh ou la maison d’hiver, et l’autre en été, appelée tâbestân-khâneh ou la maison d’été. Ces deux “maisons” sont de hauteur différente ; la “maison d’hiver” étant moins élevée que l’autre afin de pouvoir garder la chaleur durant cette saison.

Deux des plus importants temples des zoroastriens se trouvent sur les hauteurs des montagnes à proximité d’Ardakân. Au cœur de la montagne de Tchak-Tchak, à l’est de la ville, se blottit un temple du nom de Pir-e Sabzeh Tchak-Tchakou. La raison de ce nom vient du fait que de l’eau tombe goute à goutte du haut de la montagne et remplit un réservoir d’eau raccordé au temple à l’aide d’un tuyau : ainsi, le mot Tchak-Tchak, prononcé tchek-tchek en persan courant, signifie “goutte à goutte”. Pir-e Sabz est constitué de deux mots : le premier signifie « père », « homme de grande valeur » et le second est en réalité un changement de prononciation du mot « souz » qui veut dire « chaleur et luminosité ».

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La combinaison de ces deux termes fait référence au titre que l’on accordait au gardien du feu, qui avait comme rôle de veiller au feu sacré et de le garder allumé. Les pèlerins visitent ce lieu pendant le mois de juin et y sacrifient des moutons. L’autre temple, Pir-e Herisht, est situé dans une autre montagne du même nom, Herisht. Dans cet endroit sacré, le feu est toujours allumé et les gens y viennent pendant le premier mois du printemps pour y effectuer un pèlerinage. Ces deux temples accueillent chaque année de nombreux pèlerins zoroastriens du monde entier, mais aussi des touristes iraniens et étrangers.

  • La rose de Kashan dans les parfums français

Le premier système de distillerie moderne a été lancé à Kashan, a annoncé le président du Centre de Recherches des essences naturelles à l’Université de Kashan. « Le premier échantillon in vitro de l’essence de la rose persane, une spécialité de Kashan a été exporté en France et il a obtenu la confirmation nécessaire pour être employé dans l’industrie de parfumerie. Quelque six mille tonnes de roses sont annuellement produits dans la province de Kashan.

  • Hamadan ou Hamedan, une très ancienne ville

Hamadan ou Hamedan est une très ancienne ville. Elle a été la capitale de la première monarchie, en Iran.

Le premier roi mède avait jeté, les bases de cette ville que, dans la langue des Iraniens de l’époque mède, on appelait Hegmataneh ou Ecbatane, qui signifie le lieu des rassembleurs. Hamadan fut, ensuite, la capitale estivale des Achéménides et des Arsacides. Le nom de Hegmatane s’est transformé, au fil du temps, à l’époque des sassanides, en Ahmatan, Ahmadan et Hamadan. Les vestiges trouvés dans le site historiques de Hegmataneh, ainsi que les bas-reliefs de Ganjnameh, datent de cette époque ancienne.

Musée de Hegmataneh                                           Musée de Hegmataneh

Les nombreux sites historiques et culturels, qui se trouvent à Hamadan, ont fait que le haut conseil d’urbanisation et de l’architecture du pays reconnaisse, en sa séance du 22 avril 1991, Hamadan, une des six villes historiques et culturelles d’Iran. De même, le Majlis islamique a déclaré Hamadan, en 2006, la capitale de l’histoire et de la
civilisation iraniennes. Le vestige, “Le lion rupestre de Hamadan”, est connu par presque tous les archéologues et historiens du monde entier, qui y voyaient un souvenir de l’époque mède, mais,s archéologues iraniens ont, tout récemment, découvert que ce vestige était de l’époque arsacide.

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Tepeh Hegmataneh                                                 Tepeh Hegmataneh

Les historiens et les archéologues sont, dans leur quasi majorité, unanimes, pour voir, dans les vestiges de Hegmataneh, au sein de la ville de Hamadan, les restes du tepeh du même nom, qui a fait, durant ces dernières années, l’objet des fouilles archéologiques nombreuses. Les vestiges trouvés et les ateliers de ces fouilles sont exposés au public.

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Musée de Hegmataneh                                Musée de Hegmataneh

Les fouilles archéologiques, dans les tepehs de Govdin, près de Kangavar et de Noushijan, à Malayer, ont levé le voile sur des pans de la culture et de la civilisation mèdes, dont les premières esquisses de l’écriture,les premières pièces, ainsi que des manifestations de la culture religieuse et de l’architecture iranienne. De l’époque achéménide, nous avons, outre les bas-reliefs de Ganjnameh, de nombreuses collections d’objets, en or et en argent, ainsi que les vestiges de palais en pierre. Ceux qui s’intéressent à l’histoire de cette époque pourront les
admirer, au musée national, ainsi qu’au musée du tepeh Hegmatane, à Hamadan. De l’époque séleucide et arsacide, il y a, à Hamadan, un cimetière parthe et à Nahavand, le temple d’Anahita.

Temple d’Anahita

A l’époque sassanide, la ville de Hamadan était un lieu, pour frapper la monnaie, et on y a trouvé de nombreuses pièces datant de cette époque. La ville de Nahavand avait, aussi, une grande importance, à l’époque sassanide ; une forteresse invincible a été construite, dans cette ville, qui était un chef-lieu des sept Etats de cette période.

  • Boushehr, berceau d’une civilisation plurimillénaire

Située à l’extrême sud-ouest de l’Iran, la province de Boushehr baignant dans le golfe Persique avoisine le Khuzestân et le Kohkilouyeh va Boyerahmad au nord, le Fârs à l’est et Hormozgân au sud-est. Les fouilles archéologiques effectuées dans cette province montrent les traces de civilisations très anciennes remontant au moins à la période énéolithique, c’est-à-dire au Ve millénaire av. J.-C. environ. La ville de Boushehr fut dès la période élamite un port important du golfe Persique. Les monuments royaux et de forteresses datant de la période achéménide puis sassanide traduisent l’importance géostratégique de Boushehr.

1-Région de Tol-e Peytul 2-Palais de Tchârkhâb

Boushehr, né à l’aube du Ve millénaire av. J.-C.

Il existait jusqu’à il y a quelques années dans le quartier Shoghâb de Boushehr un grand cimetière qui attirait l’attention des habitants et des voyageurs étrangers. On y avait découvert, au XIXe siècle, des jarres très anciennes qui servaient autrefois à enterrer les morts. Les premières fouilles archéologiques dans le cimetière de Shoghâb eurent lieu en 1875-76 par Friedrich Karl Andreas (1846-1930).

Andreas n’était pas un archéologue. C’est pourquoi il n’attacha pas beaucoup d’importance aux tablettes qu’il découvrit lors de ses fouilles, sur lesquelles il y avait des inscriptions. Andreas vendit les tablettes à un riche commerçant français d’origine arménienne du nom de Malkam, qui les vendit à son tour cinq ans plus tard à Marcel Dieulafoy, archéologue français, et celui-ci envoya les tablettes au musée du Louvre. Il s’agissait des premières inscriptions en élamite découvertes à l’époque moderne. Près de quarante cinq ans plus tard, en 1913, un archéologue français, Maurice Pézard, effectua des fouilles à trois endroits à proximité du port de Boushehr. Le rapport de Pézard, qui fut publié à Paris en 1914 sous le titre de Mission à Bender-Bouchir, Documents Archéologiques et Epigraphiques, continue à être une référence. Pézard découvrit dans le site archéologique de Tol-e Peytul (également appelé Tépeh Sabzâbâd) des traces d’une civilisation énéolithique qui remonte à une période de la protohistoire, correspondant au Ve millénaire av. J.-C. Cette période est également appelée Chalcolithique. Bref il a donc découvert surtout des armes et des outils en cuivre et en pierre, ainsi qu’un petit texte votif et des briques anzanites aux noms de plusieurs rois de l’Empire d’Elam. Sur toutes les briques découvertes par Maurice Pézard figure le mot « Liyan ». Ce nom élamite, qui signifierait « pays du soleil brillant », est le nom du port qui existait sur ce lieu à l’époque élamite (du IIIe au Ie millénaire av. J.-C.).

1-Palais de la pierre noire 2-Cimetière de Shoghâb

Liyan était un port important qui permettait des échanges commerciaux et culturels entre l’Empire d’Elam et les pays du bord sud du golfe Persique ainsi que les côtes de l’océan Indien et l’Asie du sud-est. Les inscriptions découvertes à Tol-e Peytul laissent à penser que Liyan était sous le contrôle des souverains de Suse et d’Anshan au cours de la période paléo-élamite, mais d’autres chercheurs ont fait l’hypothèse que cette ville avait son propre souverain. Des poteries caractéristiques de la période Kaftari (de 2200 à 1600 av. J.-C.) ont été retrouvées à Tol-e Peytul et dans les pays du sud du golfe Persique. Ce genre de poterie a été trouvé en grand nombre dans les sites archéologiques de la province de Fârs en Iran, en particulier dans le bassin de la rivière Kour et à Tall-e Malyan, et les archéologues en ont conclu que ces poteries y avaient été fabriquées. La découverte de poteries de la période Kaftari sur le site de Tol-e Peytul (correspondant à l’ancien port de Liyan) et les sites archéologiques du pourtour du Golfe persique (à Bahrein, Oman, Arabie Saoudite et Emirats Arabes Unis) dans les strates correspondant à la période entre 2100 et 1900 av. J.-C. montre qu’il y avait des échanges commerciaux entre l’Iran et les autres pays du pourtour du Golfe persique entre 2100 et 1900 av. J.-C.

Les traces des Achéménides à Borâzjân et l’île de Khark

L’étude comparée des inscriptions babyloniennes, des textes des historiens grecs, et des tablettes découvertes à Persépolis a permis de conclure que les villes anciennes de Tamukkan (dans les inscriptions élamites), Tah(u)makka (dans les inscriptions babyloniennes) et Taoce (dans les textes grecs) sont en fait la même ville, située à proximité de l’actuelle ville de Borâzjân, qui est dans la région de Dashtestân de la province de Boushehr. Tamukkan, qui existait à la période élamite, devint une ville importante à la période achéménide car elle fut placée sur la route royale reliant la Médie au nord (région correspondant à l’actuelle ville de Hamedân, dans les montagnes du Zagros) au golfe Persique au sud. « Le nom de Tamukkan est cité dans de nombreux textes anciens en tant que point de départ ou de destination, ce qui montre que cette ville était un centre important dans le système administratif [des achéménides], dont l’une des fonctions était d’organiser et de contrôler les missions officielles sur les routes royales. » Pendant une période, près de deux mille ouvriers furent envoyés à Tamukkan pour y construire des résidences royales et des forteresses, ce qui montre que les souverains achéménides accordaient de l’importance au développement de cette région côtière du Golfe persique, et d’après les textes babyloniens, cet intérêt avait commencé dès le règne de Cyrus II (roi achéménide, fondateur de l’Empire perse). Les nombreux jardins avec des arbres fruitiers décrits par Arrien (historien du IIe siècle) à Boushehr ont été le résultat des grands efforts entrepris pour irriguer cette région. Certains chercheurs pensent que cette irrigation fut rendue possible par la construction d’un canal qui transportait l’eau de la rivière Hilleh (juste en amont de Borâzjân) vers l’ouest de la péninsule de Boushehr. Ce canal existait peut-être déjà à l’époque élamite, ou a été construit par les Achéménides.

Palais de Baradak-e                                   Siâh Monument funéraire Gour-e dokhtar

A Borâzjân, il existe actuellement de nombreux monuments datant de la période achéménide. Citons les trois palais achéménides connus sous les noms de Sang-e Siâh (un grand palais dont la construction resta inachevée), Bardak-e Siâh (résidence d’hiver de Darius Ier) et Kâkh-e Tcharkhâb (résidence d’hiver de Cyrus II). Il existe de plus dans la montagne Guissakân, près de Borâzjân, un monument funéraire connu sous le nom de Gour-e Dokhtar, qui ressemble étonnamment au tombeau de Cyrus II à Pasargades. Certains pensent que la personne enterrée à Gour-e Dokhtar est Cyrus Ier (le grand-père de Cyrus II), d’autres pensent qu’il s’agit de la tombe d’Atossa (la fille de Cyrus II) ou de Mandana (la mère de Cyrus II).

En 2007, une inscription cunéiforme en vieux persan fut découverte dans l’île de Khark, lors de la construction d’une route. Cette inscription date d’il y a 2400 ans. Elle est taillée sur une roche corallienne de l’île, ce qui est une preuve de la présence des Iraniens dans cette île au cours de la période achéménide. Elle a été écrite pour immortaliser la découverte d’une source d’eau douce à sept mètres de profondeur. La traduction de l’inscription est la suivante : « Dans ce pays aride, nous avons créé de la joie en creusant un puits ».

A la fin de ce paragraphe concernant l’histoire de Boushehr à l’époque achéménide, signalons que le port de Mésambrie où Néarques (le navarque d’Alexandre) accosta lors de son expédition dans le Golfe persique est très probablement Boushehr, et que les Grecs séleucides fondèrent dans la péninsule de Boushehr une ville qu’ils nommèrent l’Antioche de la Perse.

  • Kermanshah en l’ouest de l’Iran

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Kermanshah (en kurde: Kirmaşan, en persan: کرمانشاه) est la capitale de la province du même nom dans l’ouest de l’Iran. Elle est située à 521 km de Téhéran et à environ 80 km de la frontière irakienne, au pied des monts Zagros.

Les habitants sont en majorité des Kurdes des différentes tribus, dont la plupart se sont sédentarisés après la Seconde Guerre mondiale. Ils parlent le dialecte méridional du kurde. La majorité des Kurdes dans cette ville sont chiites.

  • Histoire

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La ville fut fondée au IVe siècle av. J.-C. par Vahram IV, souverain de la dynastie Sassanide. Conquise par les Arabes en 640, la ville fut appelée Qirmasin ou Qirmashin (en arabe : qirmīnsīn, قرميسين, qirmāsīn, قرماسين, ou qirmāšīn, قرماشين). Sous le règne Seldjoukide au XIe siècle, elle était le chef-lieu du Kurdistan. Sous les Safavidesle premier ministre Sheikh Ali Khan Zanganeh proposa au chah Süleyman Ier de rebâtir et fortifier la ville, qui regagna de l’importance. Les Qajars repoussèrent une attaque des turcs pendant le règne de Fath’ali Shah (1797-1834). Le dernier gouverneur indépendant de Kermanshah (de 1802 à 1880) fut Mohammed Zaman Khan Zahir Al-Molk, de la famille Aazam-Zanganeh, qui a été le plus grand propriétaire terrien de cette province de l’ouest de l’Iran. Pendant la Première Guerre mondiale, en 1915 la ville fut occupée par l’armée turque, qui l’évacua en 1917.

  • Industrie

La ville est maintenant un centre industriel relativement important; les industries présentes incluent la production textile, le raffinage du pétrole, le tissage et nouage de tapis, le raffinage du sucre et la production d’outils et d’équipements électriques.

En 2011, Kermanshah est classée sixième ville présentant l’air le plus pollué au monde par l’OMS.

  • Espharayen : une ville historique et touristique

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Les immigrants aryens ont choisi de s’installer dans la région Espharayen à cause de sa situation géographique. Ces circonstances naturelles et la résidence humaine dans la région ont créé des attraits touristiques, dont par exemple les régions naturelles Salouc et Sarigol et le village Ruïne.

La résidence des Aryens à Espharayen témoigne de la capacité historique et naturelle de ces régions. Suite à l’entrée des Aryens et leur installation dans des différentes régions y compris Espharayen et après l’arrivé au pouvoir de l’ethnie parthe, la région a pris la même d’importance qu’à l’époque parthe et sassanide, elle était considérée comme une commune de la province de Neyshabour.

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Après l’avènement de l’Islam, Espharayen a maintenu son importance et son emplacement. Cette ville a été à plusieurs reprises victime de l’invasion et du massacre des Mongoles et des Timourides, mais elle s’est rétablie après un certain temps.

Grâce à son caractère ancien et sa riche histoire, cette ville abrite des châteaux forts, des collines et des monuments. Actuellement, la ville Espharayen fait partie des grandes villes de la province du Khorassan du nord avec ses nombreux monuments historiques et naturels.

L’un des monuments pittoresques de cette ville qui remonte à l’époque des Seljukides est le mausolée de Cheikh Ahmad Zaker Gurpani, l’un des grands mystiques du septième siècle.

La tombe de Hamze ibn Moussa se situe dans le village Dahane Shirin à 75 kilomètre de l’est de la ville d’Espharayen. Cette tombe est l’un des monuments de valeur religieuse et historique de l’époque Safavide. L’intérieur de la tombe est orné de dessins des plantes et d’inscriptions coraniques ave l’écriture tholos, chaque année, ce monument accueille de nombreux touristes passionnés pour sa visite.

La ville de Belqeis qui survit aux ruines d’Espharayen se situe à 3 km de la ville actuelle et à droite de la route menant de Sabzewār à Espharayen. Les tuiles obtenues des ruines de cette ville appartiennent à l’époque Safavide mais cette ville s’est construite selon le style architectural de l’époque sassanide.

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Cette ville comprend 3 grands quartiers Kohan dej, Rabaz et Charestan et avec 29 tours de hauteur variée. Cette région est considérée comme le patrimoine d’argile le plus prestigieux iranien bien sûr après la citadelle de Bam, Espharayen est parmi l’une des villes les plus importantes tout au long de la célèbre Route de soie.

Le village touristique Rûine à 27 km de la route menant Espharayen à Bojnurd se situe dans la vallée verte et campagnarde de Ruine, l’architecture de village se présente sous forme d’escalier qui attire le regard de tout spectateur

Le principal art des femmes de la région est de confectionner des tissus. L’un des attraits naturels de la région est le fleuve Gharasu qui coule dans la vallée d’Espharayen. Ce fleuve prend source dans la pente descendante du sud du mont Aladogh et celui de Shahjan au nord et se jette dans ce fleuve au sud de Sabzewār.

La source de ce fleuve présente des scènes intéressantes. A propos du mont Aladagh , il faut souligner qu’il fait partie d’une des montagnes les plus importantes d’Espharayen qui se longe du nord-ouest au sud-est sous noms variés comme Saluc, siahkhane, Ruine, jaj,t akhteMirza, karkaz et Shahjahan.

Le Khorāsān du nord compte plusieurs réserves naturelles et un parc national. Le parc national Sarigol qui se trouvait dans cette réserve est sous la protection depuis 1973 et séparé de la réserve en 2002 et s’est transformé en parc national. Cette commune avec un climat mi- sec se situe à 25 km de sud est d’Espharayen

L’existence des forêts dans la belle vallée, la variété des espèces animales et végétales, la façade historique du château fort et les chemins d’accès convenable ont préparé le terrain aux études et aux activités de recherche dans la région.

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Cette région se prolonge sur une superficie de plus de 11 milles hectares. La partie est de la réserve Saluc d’une superficie de quelques 8 milles hectares, s’est transformée en parc naturel en 2002.

Saluc se situe au nord-est d’Espharyen, où il se trouve de belles vallées et des forêts dispersées. De nombreux oiseaux et animaux comme Cerf, bélier, brebis, alouette des champs, la perdrix vivent dans la région et des espèces végétales comme les poires et les prunes sauvages, épine-vinette, hawthorne, sauvage, érable, s’y trouvent.

L’un des monuments historiques célèbre de la région est le château fort Saluc. Il se trouve au nord de la réserve Saluc au fond de la vallée Zari et au- dessus des roches du Saluc.

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Les caves les plus importantes comme Rakhtian et Palange Takhte se situe à Saluc et la grotte Pish Ghale dans la région Sarigol constituent l’un des es attraits touristiques de la région. Le château fort Gheysar se trouve à 3 Km du village Bid d’Espharayen.. Ce château fort date de l’époque préislamique. A un passé lointain, il y avait des monuments que les habitants les attribuaient aux zoroastriens.

  • Ispahan

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Ispahan ou Isfahan (en persan : اصفهان, Esfahān) est une ville d’Iran, capitale de la province d’Ispahan. Elle est située à 340 kilomètres au sud de la capitale, Téhéran. Troisième ville d’Iran (après Téhéran et Mashhad) avec 1 600 554 habitants en 2006, la zone métropolitaine d’Ispahan est un des centres majeurs de l’industrie et de l’enseignement en Iran.

Ispahan a été capitale de l’empire perse sous la dynastie des Safavides entre le XVIe siècle et le XVIIIe siècle. La ville est bien irriguée et noyée de verdure, ce qui offre un contraste bien particulier avec les étendues désertiques qui l’entourent. Les travaux entrepris sous le chah Abbas faisant d’Ispahan une vitrine de l’architecture et de l’art safavide extrêmement raffiné, ainsi que les nombreux monuments islamiques construits entre le XIe et le XIXe siècle, font d’Ispahan un des joyaux du Moyen-Orient.

La place Naghsh-e Jahan (en persan : میدان نقش جهان) est classée au patrimoine mondial de l’humanité depuis 1988.

Géographie

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Situation

Ispahan est située dans le centre de l’Iran, au cœur du plateau iranien (32°40′N 51°40′E ), à 1 574 mètres d’altitude, à l’est de la chaîne des Zagros. Ispahan a été fondée dans la plaine du Zayandeh rud (dont le nom signifie « rivière qui donne la vie »), au bord de ses rives. Ce site est une oasis au milieu de l’aride plateau iranien, à 340 kilomètres au sud de Téhéran.

Ispahan est située au centre des routes qui traversent l’Iran du Nord au Sud ou d’Est en Ouest, sur les routes commerciales entre la Chine et l’empire ottoman, et entre le golfe Persique et la Russie. Cette position stratégique économiquement parlant, la fertilité des terres entourant la ville, le climat — rendu plus frais par l’altitude — ainsi que la présence d’eau en abondance dans un pays aride ont été des éléments déterminants pour le développement et également pour le maintien de cette ville en tant que centre urbain qui a survécu à des cycles de prospérité et de déclin.

Climat

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Le climat d’Ispahan et de la région qui l’entoure est semi-désertique avec une période de sécheresse s’étendant d’avril à novembre. Les précipitations moyennes annuelles sont de 130 millimètres, la plupart ayant lieu durant les mois d’hiver, entre décembre et avril, sous forme de neige ou de pluie. Durant l’été, il n’y a aucune précipitation. L’écart entre l’été et l’hiver est sensible, avec une moyenne de 30 °C en juillet et de 3 °C en janvier. L’évapotranspiration potentielle annuelle est de 1 500 millimètres par an, rendant toute forme d’agriculture impossible sans irrigation.

  • Ispahan, une image du paradis ?

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Selon Henri Stierlin, Shah Abbas a agi en chiite duodécimain convaincu, en cherchant à faire ressembler la capitale aux cités du paradis mentionnées dans le Coran ou dans les textes des mystiques persans. Stierlin a consacré un livre à l’étude de cette inspiration : Ispahan : image du paradis. Il pense de manière plus générale que la renaissance safavide a permis de donner corps aux spéculations des philosophes et mystiques de l’école chiite duodécimaine.

Le symbolisme est important dans les constructions de la ville, par exemple dans la mosquée du Shah où l’usage du chiffre douze rappelle les douze imams des duodécimains. Les préoccupations des bâtisseurs persans dépassent les considérations esthétiques et se situent dans une perspective de conscience et de connaissance. Les dimensions de la mosquée du Shah sont basées par exemple sur celles du bassin central comme si l’eau était la source de vie de l’édifice. La cour de la mosquée semble mettre en relation le croyant avec la divinité : c’est une salle dont la coupole se présente comme la voûte céleste. L’ornementation de faïence est toujours disposée sur les parois des bâtiments comme si ceux-ci étaient des boîtes, brutes au dehors, mais formant un écrin précieux au dedans. Les cours des maisons ou des mosquées, avec les céramiques représentant des arbres et plus généralement la nature, sont aménagés comme des jardins symbolisant le paradis. Les iwans des mosquées sont conçus comme des grottes, souvent décorées en bleu et parfois remplies de stalactites. Stierlin pense que la représentation de l’iwan est celle d’une grotte artificielle qui doit conduire à la source de vie, à la porte du ciel. Les décors des dômes des mosquées et des madreseh sont des arbres à la houpe verte et comparables à l’arbre de vie oriental.

Les interprétations de Stierlin sont corroborées par les travaux d’Henry Corbin sur la théosophie chiite. Les « cités d’émeraude », auxquelles peut être comparée Ispahan, sont considérées par les mystiques chiites (Tabari, repris par Sohrawardi ou Sheikh Ahmad Ahsā’i) comme la frontière avec l’autre monde. Le symbolisme de l’arbre Tubā et celui du miroir (symbolisés par les décors de céramique ou les plans d’eau dans les bâtiments d’Ispahan de l’époque Safavide) sont également utilisés dans la philosophie chiite.

Industrie et haute technologie

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L’industrialisation d’Ispahan date de la période Pahlavi comme dans tout l’Iran, et a été marquée par la forte croissance à cette époque de l’industrie textile ; ce qui a valu à la ville le surnom de « Manchester de la Perse ». À la fin des années 1930, les usines textiles emploient plus de 5 300 ouvriers. Cette forte croissance a suivi le boom des années 1953–1959 en Iran et a donné lieu à l’expansion de l’industrie du textile d’Ispahan et d’autres usines privées produisant des biens de consommation pour le marché local et national. Pendant la révolution blanche, Ispahan devient un centre industriel majeur avec l’implantation d’une grande aciérie, de cimenteries, d’usines sucrières, d’une raffinerie de pétrole et d’industries pétrochimiques et de la défense.

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Depuis les années 1990 et la création d’une industrie sidérurgique importante en Iran dans le cadre d’une nouvelle stratégie d’industrialisation nationale, Ispahan accueille une industrie de l’acier parmi les plus importantes d’Iran (Mobarakeh (dans la province d’Ispahan) et à Ahvaz). La production de l’aciérie d’Ispahan (Isfahan Steel Co.) était de 3,6 millions de tonnes en 2005, auxquelles il faut ajouter les 700 000 tonnes produites par le Saba Steel Complex situé à proximité de la ville. L’économie d’Ispahan produit aussi 710 000 tonnes de ciment par an ainsi que de l’essence puisque la ville accueille l’une des six raffineries de pétrole du pays.

Tourisme

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La province d’Ispahan est la troisième province d’Iran en termes d’accueil de touristes. Le fait que la place Naghsh-e Jahan soit inscrite au patrimoine mondial de l’humanité et plus généralement l’offre touristique de la ville (bâtiments historiques, artisanat, etc) attire de nombreux touristes iraniens et des touristes étrangers.

L’offre touristique d’Ispahan se développe rapidement (quarante projets en cours en 2002) et vise à attirer des touristes du monde entier. Le nombre de visiteurs en 2002 a dépassé 200 000 touristes ce qui représente une augmentation de 300 % par rapport à l’année précédente. Cette augmentation serait due à l’augmentation de l’infrastructure touristique de la ville et aux prix intéressants par rapport à d’autres pays.

La municipalité d’Ispahan a mis en place un certain nombre de mesures pour développer le tourisme dans la ville : coopération internationale, amélioration de l’offre d’hébergement, amélioration des transports, plan de communication.

  • A la ville des narcisses, Kâzerûn

A la ville des narcisses, Kâzerûn

Dans la région de Fars, Kâzerûn, une ville de deux millénaires, est couverte de narcisses. Avec une superficie de 4 062 kilomètres carrés et 300 000 habitants, elle est connue pour sa végétation très riche, ses sources, ses rivières et surtout le lac Parishân.

Les champs de narcisses attirent les touristes en grand nombre, et la culture de cette fleur a été développée par le centre des ressources naturelles sur plus de 10 hectares.

Chaque hectare produit environ 40 kilos de fleurs de haute qualité et de trois variétés : les narcisses dites Shahlâ, les narcisses moyennes et celles à six pétales dont l’exportation représente une source de revenue importante pour la région de Kâzerûn.

C’est entre janvier et février que vous pouvez contempler les champs de narcisses. Kâzerûn se trouve près de la célèbre ville de Bishâpûr. On y trouve de nombreux vestiges historiques ainsi que le ravin de Tchûgân.

Les palmeraies, la culture des agrumes, des figues et du raisin donnent à la ville un attrait particulier. En outre, le lac Parishân et les rivières Shâpûr et Dâlki lui confèrent un aspect encore plus verdoyant. Dans les forêts autour de Kâzerûn vivent des troupeaux de biches d’une race que l’on ne trouve majoritairement qu’en Iran. Attirés par la culture traditionnelle des habitants de Kâzerûn, de nombreux touristes se regroupent chaque année dans les hauts lieux touristiques du ravin de Tchûgân et aux bords du lac Parishân. Ne perdez pas l’occasion de visiter cette région et de vous laissez envoûter par le parfum exquis des narcisses et des eucalyptus.

  • Le Lorestan, terre de bronze

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Le Lorestan est l’une des plus vieilles régions d’Iran. Des vestiges de l’âge de pierre, notamment des gravures et dessins retrouvés dans des grottes qui jadis furent habitées par des hommes préhistoriques, font de la province l’un des plus anciens lieux d’habitation, également très célèbre pour ses réserves d’objets en bronze très anciens. En d’autres termes et comme le souligne si bien le célèbre archéologue français Roman Ghrishman “le véritable art iranien se trouve à Lorestan”.

La civilisation du Lorestan est principalement célèbre pour ses objets en bronze, fabriqués selon la technique dite de la “cire perdue”, et plus particulièrement pour ses mors de chevaux ouvragés et décorés de chevaux ou d’animaux fabuleux. L’art de travailler le bronze est chez les artisans du Lorestan, un savoir-faire qui témoigne de plusieurs siècles de culture d’une population à la fois paysanne et guerrière. C’est au cours du 4ème millénaire avant J.-C. que cet art connu son apogée. Le travail sur bronze est un art traditionnel iranien transmis de génération en génération qui servait de moyen de communication entre les tribus de cette époque. Les objets, outils et autres travaux artisanaux de ce genre dont les vestiges ont été découverts, sont surtout des épées, cimeterres, massues et autres armes de l’époque qui sont l’œuvre de grands maîtres du Zagros. De cette époque, il nous reste également des objets de luxe, tels que des bijoux et autres objets servant à l’art de la table et à la décoration.

Khorramâbâd, centre de la province

La vallée de Khorramâbâd est située au centre de la province du Lorestan. Entourée de montagnes qui sont d’excellentes réserves d’eau, la vallée possède de nombreuses sources naturelles à la fraîcheur exceptionnelle, même durant la saison chaude. Un climat unique y a favorisé l’installation de nombreuses peuplades tout au long de l’Histoire. L’abondance des sources, ou encore le magnifique lac de Kio qui permettait et permet encore les échanges entre l’ouest et le sud, font de Khorramâbâd l’une des villes les plus touristiques de l’Iran.

Les attractions de la province

La ville de Khorramâbâd a de nombreux attraits touristiques dont l’un des plus importants est la citadelle de “Falak ol-Aflak”. Cette magnifique forteresse d’une superficie de 5300 mètres carrés est érigée au sommet d’une colline et possède une vue splendide. Ce fort, également appelé “Dej-e Shâpour” ou la forteresse de Shâpour, date de l’époque sassanide. Il possédait en ces temps huit tours et des murailles à la fois très hautes et très solides : un parfait lieu de sécurité et une véritable barricade pour parer à d’éventuelles attaques. A l’époque contemporaine, avant la Révolution islamique, il servait de prison. On notera que l’extension et le développement de la ville de Khorramâbâd se sont réalisés à partir de cette même forteresse.

Une source d’eau potable et très fraîche coule tout au long de l’année non loin du fort, irriguant la végétation du parc et alimentant le grand bassin qui s’y trouve aujourd’hui. Outre la grande harmonie et la finesse de son architecture, cette construction possède des trésors exceptionnels parmi lesquels :

– Le tourbillon de pierre, sorte de bassin tournant servant à la répartition de l’eau. Cette œuvre culturelle et historique fait partie des constructions datant de l’époque sassanide.

– Le pont Shâpourî ou Shekasteh (brisé), d’une longueur d’environ 230 mètres et dont la construction remonte également à l’époque sassanide.

La province d’Azna, située à 132 kilomètres au nord-est de Khorramâbâd, possède un climat plutôt froid. Les installations pétrolières, le chemin de fer et l’usine d’alliage l’ont convertie en ville industrielle.

Au pied de la montagne surnommée “Ochtorân Kouh” se trouvent de magnifiques sites naturels, tels que le tunnel enneigé et la vallée du Takht. Parmi les attraits touristiques de cette région, on peut citer l’ensemble de la zone protégée d’Ochtarân Kouh, où cohabitent différentes espèces animales.

  • Mahallât, la ville des fleurs

Mahallât, la ville des fleurs

Située, dans le Sud de la province Centrale, à 262 km de Téhéran, la ville de Malahat porte bien son nom de «capitale iranienne de la fleur».

Outre son statut de centre historique rassemblant de nombreux monuments, notamment, des forteresses, des mosquées et des caravansérails de différentes périodes historiques iraniennes, elle est, également, réputée, au niveau national, pour ses jardins et serres où sont cultivées de multiples variétés de fleurs. Cette industrie joue un rôle économique majeur, dans la région, avec près de 2 millions de bouquets et 20 millions de fleurs vendues, à l’unité, produits, chaque année, sur une surface cultivable de 900 hectares. Tulipes, coquelicots, roses, orchidées, violettes et chrysanthèmes font, notamment, partie des fleurs cultivées, sur place, auxquelles viennent s’ajouter de nombreuses variétés de plantes et de cactus. Ces cultures sont favorisées par le climat tempéré et la présence de nombreuses sources d’eau minérale et d’eau chaude se trouvant dans la ville et ses alentours.

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6 thoughts on “Venez avec nous en Iran

  1. très beau et trés ancien à la culture ancienne rafinée et diversifiée ,pays émergeant qui peut rapidement rejoindre les principaux pays dévelppés ,pays qui mérite d’etre connu et défendu

  2. L’huile essentielle de rose de Damas est pour mo une passion.
    Pharmacien, aimant ce pays qui est la source de notre civilisation occidentale me pousse à connaître ce pays.

    Pourriez-vous m’aider ( ne connaissant pas la langue iranienne) à organiser un voyage pour des aroma-thérapeutes amis.

    Je souhaiterais me rendre à Qamsar
    MERCI de me conseiller.

    Jacques

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